LA DÉPRESSION DE L’ÊTRE

Avant de commencer, je tiens à dire que je ne suis pas psy, que je n’ai pas fait du tout d’études dans ce sens. Je ne fais que donner mon avis et mes conseils sur des faits ou des états que je connais, et tout ça est propre à moi même, il n’y a pas de vérité à part la votre! Nous sommes tous différents, ne l’oublions pas…

On peut lui donner le nom que l’on veut, soit « dépression », « mal-être », « burn out »… Peu importe, tous ces mots rejoignent le même mal qui nous ronge.

Envie de rien, pensées moroses, enfermement du quotidien, une vie sociale casi inexistante, on se l’inflige, et on aime ça au fond…. Se morfondre, se faire plaindre, besoin que l’on prenne soin de nous…

Peu importe d’où le mal vient, on le croit ancré en nous, comme une mélancolie constante qui va & vient, qui a fini par faire part de notre personnalité. On se dit que de toute façon rien n’y changera, ce que l’on a vécu a fait de nous ce que nous sommes, rien ne peut changer le passé…. Bla bla bla … Et pourtant…

Sortir de cet état est possible, évidemment et heureusement! Je ne dis pas que c’est facile ou que ça le sera.

Un long chemin se dessine pour ceux qui décident vraiment de percevoir les choses de la vie autrement que centrés sur leur propre mal-être. Ne pas avoir peur de se planter encore pour toujours mieux se relever, trouver la force d’avancer mal grès tout. Et enfin, avoir du recul sur soi même et sa vie pour arrêter de se mentir, s’accepter tel que l’on est et savoir faire face à ses « démons ». Au lieu de ressasser le passé, d’être négatif sur le présent et le futur, au lieu de se descendre encore plus bas, transformons donc toute cette mauvaise énergie dépensée inutilement en bonne énergie constructive et bénéfique pour soi afin de se parer à tout et enfin décider d’être soi même, en accord avec soi même.

Il y a une citation de Gandhi qui dit

 » Quand ce que vous pensez, ce que vous dites et ce que vous faites sont en harmonie, le bonheur vous appartient… »

(petit clin d’oeil à Julie du blog lifestyle positif « être optimiste » avec qui j’ai un partenariat en cours et donc bientôt un article sur tout ça!)

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Au moment où je vous écris cet article, je suis moi même en travail constant avec moi même, je me remets en questions sans arrêt, bref, je ne suis certainement pas le meilleur des exemples, mais je vous parle ici de ce que je sais, avec mon cœur, et je crois que c’est le plus important.

J’ai un très bon exemple ici. M, a été ma meilleure amie pendant des années, on se connaît depuis l’âge de 14 ans il me semble. On s’est perdue de vue pendant des années et puis elle est devenu mon acolyte dès mon retours dans notre ville d’origine commune.  Elle était comme ma sœur, même plus encore parce que même avec mes propres sœurs je n’ai pas vécu tout ce que j’ai vécu avec elle. On a tout traversé, le mal comme le bien. Mais on avait toutes les deux des choses à régler, des choses propres à nous même.

Un jour, je n’ai plus réussi à la lever vers le haut, comme elle le faisait avec moi. On a fini par se tirer vers le bas l’une l’autre puis elle toute seule avec les « autres », ces amis que je ne connaissais pas ou que très peu. Et de mon côté, j’ai continué d’avancer, je me suis trompée encore, je me tromperais sûrement encore beaucoup, mais je pense avoir trouvé ce que qui me fait du bien, ce qui me rend plus heureuse. Je broie encore du noir, j’ai encore des phases où je ne me sens pas à ma place, mais je sais que ça ira de mieux en mieux puisque je l’ai décidé et vu que je me donne les moyens d’entreprendre des projets qui me correspondent vraiment.

Je voudrais vous partager ici un extrait de la lettre que j’ai envoyé à cette amie, pour l’aider elle aussi à aller mieux, lui montrer que mal grès tout on peut parvenir à ce que l’on veut, que rien n’est perdu… Même si cela fait 2 ans que l’on ne s’est plus parlées, que l’on ne s’est plus vues, elle me manque beaucoup encore aujourd’hui, et j’ai tenu à ce qu’elle le sache… Aujourd’hui je sais qu’elle n’a pas ouvert cette enveloppe, mais je souhaite vraiment que ça pourra lui faire du bien… Et peut être à certains d’entre vous…

 » Lettre à mon amie, à ma sœur,

Je ne sais même pas par où commencer… Je savais et ressentais ce fort besoin de t’écrire. Je crois que je vais juste laisser aller la pointe de mon stylo…

Je voudrais déjà m’excuser pour le mal que j’ai pu te faire en t’abandonnant à chaque fois que j’ai pu/du le faire.

Tu n’es pas une de ces femmes que l’on abandonne même si parfois il est difficile de te suivre. Mais je suppose que l’on peut dire la même chose de moi…

J’ai été présente dans ta vie à de moments heureux, comme à des moments moins évidents… Et toi aussi tu as été là, pas toujours, tout comme moi, mais tu l’as été.

Mal grès les circonstances, le temps et l’éloignement, j’ai le sentiment que je dois être encore là pour toi. Peut être est-ce un sentiment égoïste, une façon d’alléger ma conscience? Mais il évident que tu me manques, la preuve, je suis en train de t’écrire.

Tout comme toi, je souffre de troubles, qui ne souffre de rien de nos jours? Alors on tente par tous les moyens de se soigner, de se sentir enfin bien, et pas juste le temps d’un cachet que le psy nous fait prendre pour se sentir soi disant mieux. On essaie, ce n’est pas facile, il y souvent des rechutes quand notre âme est sans défense. On pourrait se laisser influencer par n’importe quoi, part n’importe qui, pour avoir ce « bonheur » dont tout le monde parle.

Souvent, on pense aller mieux, et parfois, au moindre obstacle, une montagne surgit devant nous, et on se sent complètement démunie, et on retombe dans notre noirceur… Non le travail n’est jamais terminé.

Tout cet entourage était devenu néfaste pour moi, les circonstances de mes actes avec. Et je pense que pour toi c’est la même chose. Sauf que j’ai fais encore une fois, le choix de fuir ça. Tu sais que c’est une de mes spécialités ça que de fuir… Là, il était nécessaire qu’un gros changement se produise et il s’est produit. J’ai déménagé, fais mon nid, fais le tris dans les proches qui pouvaient être néfaste pour moi en commençant par la personne avec qui je vivais, pour dire… J’ai vu un psychologue et un psychiatre pendant 2 ou 3 mois. Et je peux dire que cela va beaucoup mieux! J’ai rencontré quelqu’un qui me correspond vraiment, je tente tout pour vivre un petit peu de mes différents arts, j’ai des projets mais à courts terme, cela me permet de rester concentrée sur un objectif à la fois afin d’aboutir, et surtout ne pas laisser tomber!!! Comme malheureusement j’ai toujours fait avant. Mais si je faisais ça, j’ai compris que c’était parce que je n’étais pas à ma place, tout simplement!

Alors je ne dis pas que tout les jours c’est facile, j’ai parfois encore quelques remontées acides. Mais nous sommes tous plein d’émotions, de sentiments, de ressentis. Mais nous, « hypersensibles », nous souffrons d’autant plus que nous réfléchissons plus que la normale, surtout dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Et aucun médicament, aucune thérapie ne vaudra la puissance de savoir par nous même qui l’on est vraiment, et savoir s’accepter en tant que tel.

Alors, bien sûr que les médicaments sont des refuges et les psy nos bâtons de berger, ils nous permettrons si nous le voulons bien, de nous révéler au monde comme l’on est, sans crainte ni peur, avec amour et envie, avec ce minimum de confiance en soi qui nous permettra d’accomplir ce pour quoi nous sommes fait.

Car oui, nous, « hypersensibles », sommes souvent des artistes, des rêveurs, mais souvent aussi au final, courageux et inspirants. Poussés au cul, des ailes peuvent nous pousser, mais la plupart du temps, on se les voit vite coupées à la moindre difficulté, et nos réactions suivants ce moment de dépression de l’échec, peuvent être tellement contradictoires! Pour ma part, souvent je m’effondre vite, mais je trouve toujours des solutions aux problèmes quand il faut agir et me trouve plutôt efficace. En ce qui concerne ma vie professionnelle, cela m’a pris beaucoup plus de temps avant de savoir quoi faire pour gagner mon pain, sans subir ma vie.

Se faire aider médicalement, c’est une chose, mais il ne faut pas oublier de faire son travail personnel. Tu vas me prendre pour une vieille hippie, mais ça tu le sais déjà, n’oublions pas d’où nous venons. Vouloir renaître c’est aussi se reconnecter avec la nature. On oublie souvent ce détail là, mais c’est un gros détail! Dans le berceau d’une forêt, les bords d’un ruisseau… La vraie source d’énergie, elle est là, goudronnée sous nos pieds si on ne va pas la chercher… On ne sait même plus apprécier le chant d’un oiseau, on préférera râler parce qu’il nous aura réveillé… La vrai ressource d’énergie est là et on la néglige, on l’oublie. Se reconnecter à elle, savoir l’écouter et comprendre les signes qu’elle nous donne, par le biais de nos êtres tout entier… seulement si on sait l’écouter. Alors puiser la bonne énergie et se débarrasser de ce qui nous pourris.

Ensuite, il va falloir savoir s’ouvrir, observer, écouter, comprendre, apprendre… Se déculpabiliser, pardonner les autres aussi, trouver la paix de l’âme et de l’esprit.

Aujourd’hui même, j’ai 32 ans, et je travaille encore sur moi même et ce, jusqu’à la fin de ma vie, je le sais. Mais je me sens dans un meilleur courant, je le sens au fond de moi, parce que j’apprends à m’écouter vraiment. Même si j’ai encore des coups de blues, je laisse passer, j’observe et j’essaie au mieux de faire en sorte que ce sentiment parte très vite. Oui, je m’auto-rassure, et ça fait du bien!

Tout ça pour te dire que tu es bien plus que ce que tu crois, tu as ta place ici et ton mot à dire, ta trace à laisser, ta vie à croquer, ton amour à partager. Soit unique, à ta manière, comme tu l’ai déjà, comme tu l’a toujours été avec tout ça implique. Tu es quelqu’un de beau, tu es importante, tu as le droit, je t’assure, tu l’as. Je serais toujours là… « 

 

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Je crois que tout est dit… Ce que je peux vous dire, c’est que même si aujourd’hui ce n’est pas toujours facile, ça ne l’est pour personne. Je m’efforce de faire de mon mieux chaque jour, en me laissant guider.

Il y a une chose importante à souligner. Avoir son propre avis, par rapport à soit même ou par rapport aux autres est propre à chacun. C’est à dire qu’il n’y a pas, selon moi, de « vrai » vérité. Tout dépend son point de vue, sa façon de penser. La vrai réponse au final, se trouve au fond de chacun de nous.

Faut-il déjà se poser la bonne question! La bonne question, c’est quoi?

C’est celle qui va engendrer toutes les autres, celle qui est donc susceptible de régler la plupart de questions que l’on se pose. C’est la question Mère si je peux l’appeler ainsi. Si celle ci peut être alors analysée et finalement réglée, alors tout le brouillard s’évapore et tout devient alors beaucoup plus clair.

Savoir revenir à sa  naissance, c’est à dire renaître. Non pas revenir sur son passé, sur ses souffrances, ne pas voir le futur forcement trop loin, être en harmonie avec soi même. Trouver sa place, aller de l’avant tout en laissant passer les mélancolies quand elles apparaissent. Juste savoir observer sans y prêter attention et continuer d’avancer.

Tout cela n’est pas si simple, je le sais bien… Mais si cet article vous a plu, je peux vous donner toutes les astuces, conseils, les livres que j’ai lu, les soins que j’ai fait etc… Tout ça pour me sentir mieux dans ma vie. N’hésitez pas à me laisser un commentaire, je pourrais faire d’autres articles sur le sujet si ça vous plaît! Si vous avez des questions plus privées, n’hésitez pas à m’écrire via l’onglet CONTACT ou en cliquant← 

A très vite!

 

Hollymoon

2 thoughts on “LA DÉPRESSION DE L’ÊTRE

  1. Psychologue, j’ai pris plaisir à te lire. Evidement, la professionnelle que je suis a pu relever qlq imprécisions sur des termes techniques (rrroooh, la reloue) mais ton article parle de ta vérité et c’est précieux. Et très touchant également, de dévoiler une partie intime 🙂 Merci !
    https://la-parenthese-psy.com/

    1. Merci beaucoup, venant d’une psychologue je suis touchée! Évidemment les mots techniques ne sont sûrement pas les plus adaptés n’étant pas de la profession…. Mais tant que le message est passé c’est le plus important 😊 mais je serais ravie d’avoir ton avis sur le sujet!

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